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# Online seit Dienstag, 01. März, 2005 um 17:17

Geändert am Mittwoch, 29. März, 2006 um 03:34

Aviator

Aviator
L'équipe de Aviator se trouvait à Paris pour assurer la promotion du film. Martin Scorsese, Leonardo Di Caprio et Cate Blanchett tentent de percer le mystère Howard Hughes...

Quel regard sur la carrière de Howard Hughes, à la fois de cinéaste et d'aviateur ?
Leonardo Di Caprio : Concernant le cinéaste j'avoue avoir quelques doutes quant à ses qualités, mais certainement pas en tant que producteur. Souvenez-vous qu'il fut le premier à produire des films de plusieurs millions de dollars, Hell's Angels bien sûr mais aussi des films moins recommandables. En revanche, l'aviateur était non seulement un génie, mais aussi un pionnier, en établissant de nombreux records de vitesse et en ouvrant la voie à l'aviation commerciale. Tous les aviateurs l'appellent "le génie absolu".
Martin Scorsese : Oui, il était réellement un aviateur de génie. A propos du cinéaste, je n'ai pas vu tous ses films, mais il est certain que Hell's Angels est un véritable chef-d'œuvre. Les scènes de bataille aérienne sont absolument incroyables. Certes, l'histoire et la performance des acteurs peuvent paraître démodés, mais prenez Scarface, qui est un film remarquable : il y avait vraiment dans ce qu'il réalisait et produisait quelque chose de particulier et unique. J'ai le sentiment qu'il fut un peu un hors-la-loi à Hollywood.




Qu'ont-ils appris l'un de l'autre grâce aux tournages de Gangs of New-York et de The Aviator ?
Leonardo Di Caprio : Ce qui est surprenant chez Martin, c'est qu'il n'a pas simplement une grande connaissance du cinéma : chaque minute j'apprend quelque chose avec lui. J'essaie d'absorber tout cela à chaque fois. A la différence de Gangs of New-York, j'ai dû m'imposer ici un préparation extrême, en concertation avec le scénariste et Martin. Alors que Gangs of New-York était vraiment le bébé de Martin, au contraire la vie de Howard Hughes a été une implication de tous. Chacun a apporté le fruit de ses recherches pour en faire quelque chose de cohérent. Et j'ai pu me rendre compte que Martin est en plus quelqu'un de très ouvert car il a pris en compte toutes ces idées qu'on lui apportait.
Martin Scorsese : Pour Gangs of New-York je devais créer un monde, un univers, alors qu'ici je suis parti d'un personnage qui était déjà écrit dans un beau scénario. Donc la synergie et la dynamique de ce film étaient très différentes. Nous avons essayé d'explorer les multiples du véritable Howard Hughes, car personne ne sait aujourd'hui encore qui il était vraiment. Et j'ai surtout beaucoup aimé l'idée qu'avait John Logan (ndlr : le scénariste) de ce personnage. Nous avons donc beaucoup travaillé tous les deux pour établir un profil, et je crois que la richesse de celui-ci est finalement venue de notre ignorance. Par exemple, pour montrer l'évolution de sa maladie, nous avons traduit certains tics du personnage en visionnant des archives. Leo m'a ainsi un jour fait remarquer ce geste qu'il répétait sur son pantalon. Peter Bogdanovitch disait : « Il n'y a pas de vieux films, il y a simplement des films que l'on n'a pas encore vus ». Je crois que si l'on ne regarde que les films récents ou que la télévision, il est difficile d'être créatif, on se contente de reproduire. Mais si on montre aux acteurs la beauté des films anciens, cela peut nourrir leur travail et leur interprétation.


L'appréhension à incarner un tel personnage, si mystérieux et difficile à cerner...
LDC : Lorsqu'on m'a proposé ce projet, j'étais terrifié. C'était un grand défi à relever. Et en travaillant dessus, je me suis aperçu qu'il y avait un peu de moi dans ce personnage, ce qui a grandement facilité mon jeu. Parfois, j'écoutais simplement le son de sa voix, car la tonalité de la voix d'une personne peut s'avérer très importante pour créer un personnage.

# Online seit Sonntag, 20. Februar, 2005 um 09:22

Geändert am Mittwoch, 05. Oktober, 2005 um 06:14

Double dose de Leo

Double dose de Leo
Double dose de Leo

Cinq ans après le méga succès de Titanic (se souvient-on même de Celebrity, The Beach ou The Man In The Iron Mask, pourtant sortis depuis ?), voici que Leonardo DiCaprio revient au grand écran dans rien de moins que deux films impressionnants. Vedette des derniers-nés de Steven Spielberg et de Martin Scorsese, DiCaprio s'attaque en plus à deux rôles bien substantiels. Dans les deux cas, il s'agit de protagonistes à la morale corrompue, de gentils mauvais garçons pour qui des vies criminelles sont en grande partie des tentatives de regagner l'admiration de leurs pères respectifs.

Dans Catch Me If You Can, inspiré d'une histoire vraie, son personnage de Frank Abagnale Jr. fuit un contexte familial déplaisant pour mener une vie d'escroc. Durant sa carrière, Abagnale se fera passer pour un pilote d'avion de ligne, un médecin, un avocat et réussira à détourner plus de deux millions de dollars grâce à des chèques contrefaits. En cavale en Europe, sa capture par un agent du FBI persistant (Tom Hanks) n'est pas la fin de ses soucis alors qu'il doit apprendre à réintégrer la vie civile.

Spielberg s'est manifestement bien amusé en réalisant Catch Me If You Can et ce plaisir est contagieux. Comment résister à cette reconstitution des années 60, pleine de couleurs et de musique entraînante ? Abagnale est un gentleman fraudeur plein de charme et le ton léger de la production est jubilatoire. Alliant des éléments de jeu entre chat et souris et des détails procéduraux fascinants à une réalisation bien classique, Spielberg signe ici un divertissement presque parfait. Même la finale – un peu longuette, il faut dire – échappe aux écueils qu'on redoutait: Abagnale réussit son retour dans le droit chemin grâce à un triomphe éclatant sur le système qu'il a si longtemps déjoué.

Certes, cette fiction n'est pas entièrement fidèle aux faits historiques (entre autres « ajustements dramatiques », le véritable Abagnale n'était pas enfant unique, n'était pas le fils d'un petit escroc et ne fut pas la cible d'un seul agent du FBI pendant des années), mais peu importe : Catch Me If You Can sait comment satisfaire son public tout en donnant un aperçu fascinant du domaine de l'escroquerie. Un excellent film, bien appuyé par une interprétation habile de DiCaprio d'un homme aux cent personnalités onctueuses.

En revanche, son rôle dans Gangs Of New York est beaucoup plus dur. Soit, Amsterdam Vallon est beau garçon, mais il évolue tout de même dans un environnement impitoyable: New York durant la guerre civile américaine est un endroit parfois pire que le Far-West en ce qui concerne la loi et l'ordre. Des gangs de rue s'affrontent pour le contrôle du territoire et c'est durant l'une de ces batailles que le père d'Amsterdam (Liam Neeson) est tué par l'impitoyable Bill « Le Boucher » Poole (Daniel Day-Lewis, resplendissant). Amsterdam jure vengeance et, pour l'essentiel, Gangs Of New York décrit son ascension comme bras-droit de Bill, alors même qu'il planifie ses représailles. Cette quête deviendra de plus en plus compliquée par la trahison d'un de ses amis, la présence d'une jolie fille (Cameron Diaz) et l'admiration que Bill entretient pour le père d'Amsterdam.

Dès ses premiers moments, Gangs Of New York est un film saisissant. La reconstitution du New York de 1863 est étonnante et la réalisation dynamique de Scorsese en tire le meilleur parti. Certaines images défient notre conception de l'époque: on notera en particulier un plan continu montrant comment les immigrants européens étaient immédiatement recrutés dans l'armée, puis envoyé au front à bord d'un navire qui ramenait des dépouilles... Gangs Of New York nous plonge dans un passé aussi étranger qu'un roman de science-fiction. (Des compagnies de pompiers préférant s'affronter plutôt que d'éteindre un incendie ?) Dur choc qui rappellera que l'Amérique n'a pas une histoire sans taches.

Malheureusement, le poids de l'histoire new-yorkaise finit par triompher du conflit personnel qui oppose Amsterdam à Bill le Boucher. Après un rythme mesuré, le film s'achève de façon précipitée en passant à une tout autre intrigue, une finale qui risque certainement de susciter la controverse critique. S'agit-il d'un retournement qui nous prive d'un affrontement final dramatiquement approprié, ou bien d'une leçon sociale que tente de nous inculquer Scorsese ? Nul ne niera l'importance des émeutes de la conscription... mais, par sa structure, Gangs Of New York ne semble pas mener logiquement vers un pareil dénouement, ni bien expliquer les vraies raisons derrière ces émeutes. Fort dommage, car si l'histoire de New York et celle d'Amsterdam Vallon sont intéressantes, leur collision empêche une exploration satisfaisante des deux. Peut-être faudra-t-il attendre la sortie du DVD pour mieux comprendre : des rumeurs planent au sujet d'une trentaine de minutes laissées sur le plancher de la salle de montage...

Gangs Of New York intéressera sans doute beaucoup les férus d'histoire américaine et ceux qui ont un penchant pour les grandes fresques historiques. Mais encore là, on explique difficilement que des sujets fascinants tels que Boss Tweed et son Tammany Hall disparaissent presque sans éclat de l'intrigue. Un public pour qui cette époque n'est pas familière risque de s'ennuyer un peu, surtout lorsque le film change d'engrenages lors de ses dernières minutes.

# Online seit Sonntag, 20. Februar, 2005 um 09:15

Arrête moi si tu peux

# Online seit Donnerstag, 13. Januar, 2005 um 04:31

Aviator

# Online seit Mittwoch, 12. Januar, 2005 um 13:20